Gilles de Rais
Il naît vers 1404 et devient très jeune orphelin.
Intelligent mais coléreux, il embrasse la carrière militaire et se distingue aux côtés de Jeanne D'Arc. Il est nommé Maréchal de France alors qu'il n'a que 25 ans.
Lorsque Jeanne est arrêtée et enfermée à Rouen, Gilles de Rais tentera tout pour la sauver. A la mort de Jeanne, il se retire meurtri en Bretagne. Il s'ennuie et va dès cette époque trouver du plaisir de distractions terrifiantes… Il s'adonne à l'alchimie, à la magie et commet ses premiers assassinats d'enfants.
Plusieurs fois par semaine il amène des enfants ou on lui en livre. Il les met à mort dans d'horribles circonstances. Pourtant Gilles de Rais reste fidèle à Dieu. Il estime qu'il libère des âmes innocentes qui s'en vont au paradis. Il se dit faiseur d'anges et pense que le plaisir qu'il retire de ces actes abominables sera pardonné par Dieu heureux d'accueillir les enfants.
Bien que les disparitions inquiètent les villageois, personne n'ose parler. Son proche entourage semble même avoir favorisé ses penchants.
Gilles de Rais dilapide son immense fortune, vendant terres et demeures pour assurer un train de vie digne d'un roi. Il s'entoure d'un corps de garde composé de deux cents beaux jeunes hommes, de 80 chanteurs et musiciens et d'une troupe d'acteurs. Ses vêtements et son ameublement sont incomparables.
La famille s'alarme devant la disparition du patrimoine et obtient un décret royal interdisant à quiconque d'acheter des terres appartenant à Gilles de Rais. L'Eglise commence également à s'alarmer… le vent tourne. Les langues commencent à se délier car le seigneur n'est plus intouchable.
Pendant ce temps, Gilles de Rais multiplie les séances sataniques. Le Duc de Bretagne et l'évêque de Nantes décident de le mettre hors d'état de nuire. Ils organisent son futur procès, attendant une occasion pour l'arrêter. Celle-ci leur est donnée lorsque Gilles de Rais pénètre en armes dans une église.
Le 13 septembre 1440, il est arrêté et conduit à Nantes. C'est là qu'il apprend qu'il devra répondre des crimes de « sodomie, sorcellerie et assassinat ».
Plaintes et témoignages affluent et l'acte d'accusation fait état de 140 victimes, il est certain que le chiffre est sous-estimé.
D'abord arrogant et en colère, Gilles de rais change d'attitude lorsqu'il est excommunié. Cet homme toujours fervent croyant est atterré et accepte d'avouer si on lève l'excommunication. Cette demande est acceptée et c'est avec effroi que se juges entendent sa confession.
Le 25 octobre, Gilles de Rais est condamné à mort par pendaison au-dessus d'un bûcher. Il demande alors que la foule l'accompagne en procession jusqu'au lieu d'exécution et que son corps repose dans la Chapelle des Carmes de Nantes.
Ces faveurs lui sont accordées et c'est serein que Gilles de Rais s'avance vers la potence.
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